Grak Nalak

Le dernier continent découvert

Découverte par les explorateurs Nordards qui fuirent la civilisation impériale naissante, les plus fins observateurs parmi vous auront remarqué que ce n’est pas du tout une Péninsule, mais plutôt un archipel. Mais que voulez vous… Ce que Nordard croit… 

Un continent hostile

Chacune des trois îles présente une faune et une flore démesurée. Un chat seul peut devenir votre problème si vous ne faites pas attention, les plus grand pouvant atteindre la taille d’un mouton au garrot.
Comme si cela ne suffisait pas, l’
Hostîle, île à l’Ouest de la Péninsule abrite des espèces animales, végétales, et même minérales, presque toutes douées de conscience et présentant un cruel point commun : vouloir votre mort.
La
symétrîle, à l’Est, bien qu’elle se garde d’abriter mille monstres dans son écosystème, a été choisie par bien des espèces démoniaques comme refuge, à ses deux extrémités.
Et sur l’
Île principale, si ce ne sont pas les prédateurs qui auront raison de vous, le soleil vous arrachera la peau à force de venir la mordre.

Sudard et Valérians

Les Nordards survivant à toutes ces découvertes évoluèrent. Leur peau devint bien plus mate, ils prirent soin de troquer leurs problèmes de gestion de la colère contre une réelle cohésion, et une dépendance envers les autres. Aussi, pour se protéger des prédateurs, les nouvelles communautés Sudardes prirent la forme de caravanes, errant dans les déserts et les jungles de l’Île principale, pour éviter les migrations de prédateurs, et rester dans les régions plus hospitalières les quelques semaines où elles existaient. Certains triomphèrent des dangers de ce nouveau continent, et évoluèrent pour devenir plus grand, des géants à la peau mate, joviaux, et toujours prompt à aider quiconque en aurait besoin, régnant en maîtres incontestés de la chaîne alimentaire de la Péninsule : les Valérians.

La guerre d’unification

Un siècle après la fondation de l’Empire de Fer, l’Empire d’Argent est proclamé.
Alors qu’une délégation et une force armée sont envoyées au Nord, l’un des deux titans : Sten Ragiver, prit la décision de partir seul pour le Sud.
Il rencontra très vite les dirigeants de la Péninsule : les Suzerains de chaque île et l’Imperator Grak Nalak, dirigeant les suzerains.
A force de négociations, les peuples du Sud entendirent les exigences impériales et firent le choix de les accepter, au nom d’une entente cordiale et d’une paix totale au regard des Dieux.
Pour autant, ils demandèrent que leur fonctionnement ne soit chamboulé qu’au strict minimum (l’apparition de la monnaie impériale, du langage et de la culture impériale sont les seuls bouleversements notables que la Péninsule connu à cette époque)
Aujourd’hui, les différentes factions en présence sur la Péninsule cohabitent sous l’influence de l’actuel Imperator Grak Nalak, bien éloignées des horreurs qui se sont passées à l’autre bout du monde lors de l’unification.

L’Hostîle

Un marécage de sang

L’île de l’Ouest de la Péninsule de Grak Nalak est une terre poreuse et dangereuse qui ne put jamais rejeter l’humidité de l’océan. L’île tout entière est un vaste marécage abritant les espèces d’animaux et de monstres les plus sournois et les moins craintifs que le monde connaisse.
Pour le jeune peuple Valérian, il ne pouvait s’agir que de la providence : si un simple caillou peut-être un adversaire potentiel, quelle gloire pour ceux qui s’établiront ici !

Les bastions de l’Hostîle

Hax Sien fut bâti en premier. Ce port fortifié servi de tête de pont, et aujourd’hui encore, c’est par ici que les fournitures indispensables à la vie de la population de l’île arrivent. Sa région est une forêt boueuse où les arbres qui poussent n’ont même plus de feuille, et dont la terre apporte à profusion des minerais précieux que les montagnes vomissent à chaque glissement de terrain.
Hos Lan est un fort construit après les mangroves et marécages les moins dangereux de l’île. Les défis et les affrontements se faisant de plus en plus rares avec le temps, la région devient plus attractive et attire des ressortissants du monde entier voulant s’initier aux arts guerrier des plus grand combattants du monde.
L’île est administrée par son Suzerain depuis la citadelle d’Hur Gol, construite sur les sables d’un désert qui ne cessa jamais de s’étendre.
Aujourd’hui la ville est grande, certes, mais sa population préféra investir la cité d’Hos Lan.

Politique impériale​

Par sa topographie, ses ressources, et ses habitants, l’île fournit au monde entier une énorme quantité de minerais et denrées précieuses et exotiques. Plus le temps passe, moins les sacrifices matériels ou personnels sont importants pour extraire de plus grande quantité de ces ressources.
Malgré l’insistance des partenaires commerciaux et financiers de l’Empire, la population refuse d’en faire sortir plus, pour préserver son Hostîle bien aimée.
Et si certains trouvent l’Imperator Grak Nalak trop souple sur bien des sujets, en voici un sur lequel il se montre inflexible depuis trente ans maintenant.

L’île du Sud Ouest

Un œil sur le domaine des Dieux

Cette petite île au sud de l’Hostîle ne comprend qu’un fort et un port elfique, construits après l’unification. Ces deux constructions impériales sont séparées l’une de l’autre par d’imposantes forêts de sequoias géants. Cette île était déserte avant et semble toujours l’être. Les seules espèces animales observables, dans ces eaux et dans son ciel, ne sont que des animaux, ou des monstres en période de migration qui ne font que passer, et repartent.

Une volonté divine

Le Guet de l’Ouest fut construit sur Ordre divin l’année de l’unification. Les Dieux auraient exigé des mortels de garder un œil sur l’horizon et sur leur domaine, dans lequel ils ressentent de l’agitation depuis la mort du Dieu de l’Ombre, Oberron.
Quant au quai des murmures, il fut construit un siècle plus tard, à l’initiative de l’Empereur, sous Ordre divin une fois encore, afin de disposer l’un des nombreux phares lodaren du monde. Les bâtisseurs prirent la décision de demeurer dans cette région, et ne levèrent jamais le camp.

Politique impériale​

Les soldats du Guet de l’Ouest sont tous des militaires servant l’Empire ou la péninsule. Pour la population du Quai des murmures, elle doit s’assurer du bon fonctionnement du fort, et d’étudier cette île en profondeur. Les savants désespèrent, n’ayant rien trouvé de notable depuis près d’un siècle.

L’île principale

Un grand territoire sans nom

Ce bijou tropical abrite les plus verdoyantes forêts du monde, les déserts les plus accablant, les montagnes les plus vertigineuses, et les cités les plus impressionnantes.
Si l’île dispose bien de suzerains pour coordonner les décision prisent sur l’ensemble de l’île, il semble que la quasi totalité des pouvoirs soient concentrés entre les mains de l’Imperator Grak Nalak en personne.

Une forte présence impériale

En réalité extrêmement rusés, les valérians vendirent au prix fort beaucoup de territoire, notemment côtier, au régime et aux populations impériales. Ainsi, les plus importants ports de commerce sortirent de terre, comme le Port Anthracite, le Port du Crépuscule ou La désirée.
Aujourd’hui, l’Imperator ne s’occupe pas de ce qu’il se passe dans ces coins de son île, pas plus qu’il ne s’en occupait avant que sesnouveaux propriétaires n’arrivent. Ces endroits ont malheureusement la sinistre réputation d’être des repaires de malandrins, ou toutes sortes d’activités illégales fleurirent.

Dangereuse et magnifique

Outre les déviances observées dans ses ports, l’île principale se caractérise par le décalage frappant entre ses grandes villes valérianes, ses prairies verdoyantes et ses forêts luxuriantes, avec ses déserts cuisants, son volcan ardent, et la présence d’une cité naine perdue : Arakaz. Depuis près d’un siècle, plus aucune nouvelle n’a été reçue au sujet de sa population. Très peu de personnes osèrent rentrer pour en demander. Et ils furent encore moins nombreux à en ressortir. Leurs récits difficiles à croire font état d’une ville peuplée de monstres, passant leur vie à se quereller pour rien, et dont la chair couvrirait les parois de la montagne entière.

Politique impériale​

C’est auprès de l’Imperator Grak Nalak et de ses diplomates que l’Empire peut savoir ce qu’il se passe sur ce continent. Avec le temps, l’implication de la péninsule de la vie impériale n’a pas cessé de s’amenuiser. Les problèmes locaux demeurèrent la priorité des dirigeants qui sont aujourd’hui pratiquement indépendant dans leur exercice du pouvoir, bien qu’ils doivent des comptes au régime féodal, et qu’ils s’y tiennent honnêtement.
Bien des valérians en rient d’ailleurs. Pensant que si la Péninsule le voulait, elle renverserait le régime en place en trois semaines, mais que de toute façon, l’Empire, c’est trop loin et il y fait trop froid.

La Symétrîle

Théâtre du Duel des titans

Théâtre du Duel des titans

L’île de l’Est de la Péninsule de Grak Nalak tire son nom de sa forme, symétrique, ou presque, à l’horizontal et à la verticale.
Cette île recouverte de forêts au couleurs automnales toute l’année et abritant un grand lac d’eau douce fut rapidement investie par une population elfe suite à l’unification, avec la bénédiction du Suzerain de Vin Kor de l’époque, grand amateur de leur culture, de leur savoir faire, et de leurs connaissances en matière magique.

Le combat des titans

Les deux héros de légende Sten Ragiver et Lars hurlhorreur, tueurs du Dieu des ombres et meneurs de l’unification se seraient trouvés en profond désaccord au sujet des méthodes qu’ils employèrent lors de cet événement, et pendant les années qui suivirent. Des désaccords qui auraient fini par éclater sur la Symétrîle. Les deux héros et amis se seraient lancés dans une lutte sans merci qui dura une semaine, mobilisant des quantités de magie démesurées, et dans une plus grotesque proportion, cet affrontement défigura l’île entière.
La montagne de Sang, tout au Sud, servi à convoquer des nuées démoniaques que Lars utilisa contre Sten pour le faire reculer jusqu’au lac. On dit que c’est ici que l’affrontement connut une accalmie lorsque Lars versa toutes les larmes de son corps, avant de reprendre son avancée inexorable, marchant sans s’arrêter, jusqu’au montagne du Nord, déchirant son ami sous un déluge de feu infernal.
La terre s’en souvient encore, devenue stérile, un grand désert se tient là où cet affrontement s’acheva.
La montagne fut teintée à jamais de cette couleur pourpre, le lac fut renommé Chagrin de Lars et le désert baptisé Trépas-de-sten

La Forêt scindée

Quand les enchanteurs vont trop loin...

Au Sud de l’Île principal existe un îlot abritant la plus grande et plus belle palmeraie du monde.
Cette palmeraie, aujourd’hui, est divisée en quatre blocs.
A la recherche d’un antique édifice divin précédant les civilisation Grak Naléennes, des enchanteurs elfiques commencèrent par bâtir la grande ville de Velagassa.

Leur tâche fut d’extraire ce légendaire édifice du sol, puisqu’il ne pouvait se trouver ailleurs.
Accidents magiques, rituels hasardeux, formules malheureuses, dissension entre les enchanteurs, ou juste coup du sort, personne ne saura jamais vraiment ce qu’il s’est passé.

Le fait est que leur sort fit effectivement sortir quelque chose du centre de l’île, qui retomba aussi sec dans les abysse qu’il avait ouvert en émergeant : le temple existait, avait bel et bien été exhumé, mais l’îlot entier se scinda en quatre morceaux, et l’océan s’engouffra entre ces quatre nouvelles îles. Lorsque le temple redescendit du ciel, on dit que le *plouf* qu’il fit s’entendit jusque dans la capitale de Grak Nalak.

Politique impériale​

Depuis cet incident survenu en l’an 156 de l’Empire, les enchanteurs présents ici ont préféré se faire tout petits, et ne pas se faire remarquer. Ils vivent au ban de la société, faisant au plus vite ce qu’on leur demande les rares fois où ça arrive, en bâclant le travail pour que les demandeurs partent plus vite.