Eolia

Déesse de l’Air, du climat, de l’autorité et des voyageurs

On la surnomme la Déesse impulsive. Pour cause : alors que les Dieux s’étaient enfin retirés du Domaine des mortels, elle décida, malgré les réticences de ses frères et sœurs, de se manifester aux mortels pour changer le climat du monde entier à chaque fois que de nouvelles espèces apparaissaient et risquaient de disparaître aussitôt, à cause des conditions climatiques entre autre.
C’est à cause de sa première apparition en ce but que les espèces mortelles eurent une preuve de l’existence des Dieux. C’est son apparition qui fut la première pierre de l’édifice complexe qu’est la Religion Élémentaire.
Même si ses interventions ont toutes été légitimées par le bien pour le plus grand nombre, il est dit qu’elles auraient toujours été motivées par des coups de tête. Ne prenant pas en compte les conséquences de ses actes sur le long terme, elle préfère agir, et corriger les nouveaux problèmes par une nouvelle action.
Une philosophie de vie qui se retrouve dans la Voie des vents, si chère au peuple valérian pour qui le verbe agir doit toujours se conjuguer au présent.
Le pénitent doit suivre son instinct et agir. Peu importe les conséquences, on pourra les corriger ensuite. Mais si ce n’est pas le cas, alors l’autorité dont on a abusé pour imposer cette action devra être remplacer par de l’humilité, accepter qu’un problème puisse être insoluble, et assumer les conséquences de ses actes.
La magie de l’air représente sa vivacité d’esprit et d’action. Des incantations brèves, des déplacement de masses venteuses visant à produire des effets rapides, sans qu’aucune notion de bien ou de mal ne soit donnée à la conséquence d’un tel acte de magie.

Culte des Vents dans la religion élémentaire.

Les monastères et couvents d’Eolia les plus éminents se trouvent dans les cités hautes, comme les denses villes forestières des elfes, ou sur les hauteurs des cités valériannes ou mogüsteins.
On dit des fidèles des vents qu’il s’agit du seul moment où ils semblent prendre leur temps : lorsqu’ils viennent se recueillir dans les cloîtres de ces monuments où les prêtres demeurent silencieux, et seuls les courants d’air apportent le chant du vent.
Au premier jour de l’hiver sont célébrées les hivernales par tous les peuples des trois continents. Bien conscient que la Déesse impulsive est à l’origine de toutes les variations du climat, les trois dernières nuit d’automne sont des veillées dans les terres agricoles proches, ou près des côtes. Des supplications adressées à la Déesse de l’air pour que l’hiver ne soit pas trop rude, qu’elle épargne les récolte et les mers de son courroux.

Les paladins de l’Église de l’Air sont peut-être les plus abhorrés par la population. En voir un passer dans la rue présage autant de débordements qu’une colère barbare. Embrassant le postulat que l’action solutionnera tout problème, les zélotes de l’inquisition de l’air agissent. Sans se soucier des conséquences. Sans se soucier du bien fondé de leurs actions. Et même s’ils s’en remettent au jugement populaire ou juridique sans discuter suite à leurs mauvaises décisions, même s’ils sont déchus de leur titre, c’est un prix de consolation bien trop maigre pour les familles des victimes de ces actes irréfléchis. L’Empire ne peut cependant pas dissoudre cette inquisition, mais il fit limiter son nombre de paladin considérablement par rapport aux autres Églises.