L’Ouest de la Couronne

Théâtre d’opportunités

Le Duché de Boisvallon et ses institutions sont bien éloignées de la capitale impériale. Derrière les Montagnes du Couchant, la cité, et la ville d’Aiglon se contentent d’alimenter la machine inquisitoriale de l’Église de la Lumière. Alors que de l’autre côté, plusieurs villes virent le jour sur la côte. Brillécume devient un lieu de plaisance, dans laquelle beaucoup de maisons sont des demeures familiales construites par des impériaux finissant leur carrière, et Grel, le refuge des peintres et sculpteurs impériaux, fuyant les loyers exhorbitant des quartiers de la Haute-ville de Krystall.
Au Nord, par delà la Grande Forêt des Arbres Bleus, s’installèrent les ingénieur navals et les charpentiers navals de l’Empire. Ils s’organisèrent rapidement de leur côté en un consortium privé : la Famille Marchande Pryor, aujourd’hui seule constructrice des flottes militaires, civiles, et commerciales de l’Empire. Le tout en proposant ses services aux particuliers cherchant à s’offrir une simple barque, comme un majestueux galion.

Paysage naturel

Les montagnes du couchant surplombant Boisvallon sont bordées par d’imposants plateaux depuis lesquels les pèlerins peuvent contempler le soleil se coucher sur le Duché tout entier et disparaître au loin, derrière l’océan, loin à l’Ouest.
Derrière ces montagnes et leur panorama saisissant, la côte aux reflets d’or abrite les rares palmiers du continent et ses eaux les plus cristallines et transparentes.
La Grande Forêt des Arbres Bleus, la plus grande et plus ancienne forêt du continent coupe la côte de Brillécume et Grel du Port-Pryor, aidée par un massif des Montagnes centrales.
Le Port est accessible toutefois grâce à un tunnel partant d’Afalgaz, et reliant les prairies présentes au Sud, au niveau du grand lac qui borde les montagnes.

Politique impériale

Toutes ces cités rendent des comptes à la capitale. Mais elles s’affranchissent d’un grand nombre de règles, sous couvert d’arguments difficilement contestables, mais toujours contraires aux lois impériales.
Par exemple, les Dieux ordonnèrent que les dix légions qui constituent l’armée impériale soient les seules forces armées officielles.
Mais face à la militarisation des inquisiteurs de la lumière, et l’émergence d’une milice privée par la Famille Marchande Pryor, afin de protéger leurs territoires d’attaques lors de la guerre d’unification ou d’autres menaces, l’Empire fut contraint, après de nombreuses négociations, d’accepter ces forces para-militaires. Par un soucis d’équité, c’est aussi à cette époque que les légions impériales furent démobilisées des cités, et que chacune d’entre elle créa sa propre milice, sous juridiction d’un capitaine de l’armée impériale.
On dit aujourd’hui que l’Ouest tire ses propres ficelles, et que l’Empire ne cherche plus à savoir ce qu’ils font.