Abraxa
Déesse du Feu, du désir, de la volonté et des aventuriers
La dernière née des divinités élémentaires primordiales est devenue la divinité la plus louée et adulée des peuples humains et elfiques.
Ces populations l’appellent Déesse de toute vie, en l’honneur du rôle qu’elle a joué lorsque les premières espèces intelligentes apparurent : consentant à braver le Dieu-Roi Consumus pour leur permettre de survivre et surveillant chaque population depuis son apparition pour lui permettre de prospérer, jusqu’à ce qu’elle n’ait plus besoin de son intervention.
Elle est l’incarnation du Feu, un élément volatil qui exploite jusqu’au bout ce qu’il possède, sans remords ni contrainte. Les flammes d’Abraxa représentent pour beaucoup une clé, permettant de forcer l’ouverture des portes closes que la vie leur présente, qui rentrera dans bien plus de serrures pour qui a en lui une volonté inébranlable.
La voie des flammes préconise ainsi aux individus qui la suivent d’agir. Agir pour accomplir ses objectifs. Agir pour aider les autres. Agir pour que le monde évolue. Et sans se poser trop de questions. Et même si la motivation ou les conséquences pourrait être remises en cause, personne ne pourrait décemment faire culpabiliser ou regretter au pénitent d’avoir agi selon sa volonté et pour ce qu’il estimait juste.
Malheureusement, un grand nombre de personnes mal intentionnées utilisèrent cette maxime pour se déresponsabiliser face à leurs actes, ou manipuler ceux qui désirent plus que tout au monde être libre ou faire avancer les choses dans la société impériale, ou ailleurs…
Culte des flammes dans la religion élémentaire.
L’autel central des grandes cathédrales lui est toujours dédié, et il n’existe pas une seule cité sans temple à la gloire de la Déesse du Feu, même si celui-ci est tout petit.
A la gloire d’Abraxa se tiennent les Estivales, lors des cinq premières nuit de chaque été. Dans toutes les villes de la Couronne et de la Péninsule de Grak Nalak, les fidèles du feu sortent sur les grandes places, apportent lanternes, boissons, nourriture, et se retrouvent, fraternisent et célèbrent la vie sous toutes ses formes tout au long de la nuit. Ces rassemblements sont souvent agrémentées de spectacles profanes ou sacrés, sous l’arbitrage, non pas de l’inquisition, mais des festivaliers eux-mêmes, qui ont le devoir sacré de se prononcer sur la programmation à la fin de chacun de ces festivals.
L’Inquisition de l’Église du Feu, d’ailleurs, semble ne pas avoir d’autres objectifs que la préservation de la vie des fidèles. On croise ses paladins lorsqu’ils traquent des menaces extérieures, menaçant les citoyens des villes sous leur juridiction, ou lorsqu’ils surveillent le bon déroulement des festivités ou des offices réguliers dans les temples.
Certains n’apprécient cependant pas de les voir se réunir autour des grands bûchers dressés sur les grand places où ils festoient 5 jours par an, pour voir les flammes reprendre la vie qu’elle avait donné aux pires criminels que l’Empire puisse appréhender. Si les condamnés à l’incinération sont des criminels notoires, certains se retrouvent aussi sur les bûches par excès de zèle. Et même si la Voie des flammes préconise l’absence de remord et l’action, rien ne rendra au monde un innocent dévoré par les flammes à cause d’un jugement trop promptement dispensé.